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Pourquoi sans fer

L'histoire du fer vs parage naturel

paru le 28/07/2013

 

 

Le cheval est sur terre depuis 600 000 ans, l'homme l'a domestiqué il y a seulement environ 6000 ans et le cheval n'a pas attendu que l'homme invente le fer pour se déplacer sur de longues distances, sur des terrains parfois difficiles et avec des déclivités et des climats où seul lui a pu s'adapter... Il y a quelques années une vétérinaire allemande et des professionnels américains du sabot ont commencé a se poser des questions sur l'utilité du fer pour le cheval devenu un compagnon de loisir et non plus un outil de travail ou un moyen de transport. Issu de leurs recherches, le ferrage, ce “mal nécessaire”(c'est ainsi que les manuels de maréchalerie le définissent) serait à l'origine de bien des pathologies équines et de l'abattage précoce de beaucoup pour cause de boiterie inguérissable...En comparant la vie des chevaux sauvage encore observable ( mustang, tarpan, prevalski) ils se rendent alors comptent que la longévité des espèces sauvages est presque double par rapport à celle de nos chers chevaux domestiques choyés. ( un cheval sauvage a une expérience de vie de 40 ans alors que nos chevaux de loisirs vivent en moyenne 20 ans et les sportifs 10 !) C'est la qu'intervient le pire des méfaits du ferrage: Le cheval est doté d'un petit coeur par rapport à sa masse corporel, mais comme mère nature l'a bien fait, elle l'a doté de quatre pompes supplémentaire: ses sabots qui en fonctionnent naturellement (c'est à dire sans le corsé que représente le fer) renvoie le sang au coeur. En enferment ses sabots dans des fers nous ne faisons que réduire les capacités cardiaques de notre plus grande conquête et donc sa durée de vie.
Bien sûr, il ne suffit pas d'enlever les fer d'un cheval pour lui redonner un second souffle, c'est toute ses conditions de vie qu'il faut repenser. Un cheval vivant 24h/24 en box (pieds dans l'urine) ou dans un pré parfaitement uniforme est loin des conditions de vie d'un cheval sauvage. Pour l'équilibre de ses sabots (et de sa santé en général) un cheval doit se déplacer au moins une heure par jour sur des terrains varié et parfois abrasif ou “durs” pour permettre l'usure et le bon fonctionnement du pieds. L'homme a ensuite pour rôle de parfaire cette usure à l'aide de ses outils pour corriger des défaut d'aplombs ou d'usure irrégulière, c'est ainsi qu'est né le parage naturel.
Les méthodes inspirés d'une part par des calculs scientifiques (dr Strasser) et de l'observation des pieds de mustang (Pete Ramey) permettent de façonner le pied du cheval d'une manière nouvelle et respectueuse des fonctions internes du pied et de son rôle d'ammortisseur. Pour résumer, une fourchette et des glomes à l'appui pour l'amortissement des chocs, un “mustang roll” : tournure arrondit de la paroi pour éviter les éclats de corne lors de déplacement en terrains accidentés, une sole et des barres épaisses pour protéger l'intérieur de la boîte cornée. Ensuite selon qu'on choisit la méthode Strasser ou Ramey, on se fit à des angles et des dimension concrètes(Strasser) ou on suit la ligne naturel que nous inspire la morphologie du pied à parer (Ramey). 

Laetitia Valente

Un livre de M. Bracy Clark qui en 1817 déjà avait prouvé les effets néfastes du fer et l'auto-suffisance des pieds nus, leur élasticité et leur résistance. A lire en ligne: ici

paru le 28/07/2013

 

Les méfaits du ferrage(de Anouk Nathan)

Quelles sont les conséquences négatives du ferrage ?

  1. Un resserrement et une déformation progressive du pied. Cela provoque de la douleur, une modification des allures, des problèmes musculaires, articulaires, des ossifications. La troisième phalange et les cartilages ungulaires latéraux se déforment. Le chorion (qui forme la corne) est endommagé, ce qui favorise la rotation de la troisième phalange et la fourbure, ainsi que la pourriture de la fourchette, la podotrochléite due aux contusions des structures internes du pied et la détérioration de la ligne blanche.
  2. La paroi est abîmée par les clous. Elle se dessèche et perd de son élasticité. L’isolation du sabot n’est plus étanche. Le métabolisme interne du pied diminue à cause d’une baisse de la température, surtout lorsqu’il fait froid, ce qui porte atteinte à la production de la corne et au soutien de la troisième phalange.
  3. La circulation sanguine se fait moins bien dans le pied avec toutes les conséquences négatives susnommées, outre un surmenage du cœur puisque les pieds ne peuvent plus assurer leur fonction de pompe, on voit apparaître les ‘poteaux’ qui vont avec.
  4. Des troubles du métabolisme par déséquilibre des protéines et par voie de conséquence des troubles cutanés, hépatiques et rénaux.
  5. Les vibrations causées par les fers abîment le podophylle, et provoquent des lésions comparables au syndrome de Raynaud chez les personnes qui travaillent avec des marteaux piqueurs.
  6. Le fer change la façon dont le poids est porté et modifie la bascule du pied, entraînant ainsi des problèmes musculaires et tendineux.
  7. Il provoque des surcharges anormales dans le sabot, entraînant des fissures, des seimes, et un décollement de la paroi.
  8. Les chocs sont moins bien amortis.
  9. La sensibilité du pied est diminuée, le cheval trébuchera plus facilement, ce qui augmente les risques pour monture et cavalier.
  10. Le poids du fer accroît la force centrifuge pendant le mouvement, ce qui surcharge les ligaments. Il représente également un risque de blessure plus élevé pour les personnes et les animaux.
  11. La traction est modifiée ; le cheval ne peut plus se déplacer en toute sécurité. La résistance dans un mouvement tournant est plus grande donc plus lourde pour les articulations et les tendons.
  12. Chez les jeunes chevaux le fer gêne la croissance de la troisième phalange.
  13. Il provoque une modification de la conformation car le cheval essaie de soulager les zones douloureuses du pied. Le sabot pousse de travers, les aplombs changent.
  14. Il abîme le sol.
  15. Il entraîne des frais d’entretien plus élevés, de nombreuses maladies et frais vétérinaires. Le cheval doit être remplacé plus rapidement.
  16. Il rend impossible le dépistage précoce du dépassement des limites biologiques d’un cheval.
  17. La perte accidentelle d'un fer rend le cheval inutilisable jusqu'à son remplacement (du fer). C'est alors la 'course au maréchal-ferrant'...

Pour en savoir plus en images : sabotsnus.free.fr/ rubrique "effets nuisibles de la ferrure"

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